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Rentrée 2021 pour Les Petits Contes

 Cher.e.s ami.e.s bienvenu.e.s pour des nouvelles toutes fraiches comme le temps !

Quelle drôle de rentrée me direz-vous…

Après un démarrage en me demandant quelle suite donner à mon activité avec les grandes questions du genre :  « Comment continuer à travailler en se respectant, en respectant chaque partie de mon activité et surtout en respectant mon art et mes idées ? »

Réponse…  En restant moi-même !

Conclusion… Pas vraiment de changement 😂😂

Allez, passons aux actus et accrochez-vous, va y en avoir à lire !

Pour commencer parlons YouTube :

J’ai eu un cadeau de Google. Si c’est possible !

A partir de maintenant, l’URL de la chaine YouTube est … https://www.youtube.com/c/LesPetitsContes

Pour vous expliquer, normalement une chaine a comme adresse une URL composée de hiéroglyphes, de chiffres et de lettres, bref, rien de personnel du tout !

Mais maintenant, LesPetitsContes sont dans l’URL.

Grâce à cela, les vidéos apparaissent plus rapidement quand on cherche à regarder des contes.

Cela c’est grâce à vous. Car aujourd’hui la chaine à 138 abonné.e.s et plus de 4500 vues pour les 49 vidéos en ligne. Je vous remercie, car vous les regardez ces vidéos, vous les partagez et cela contribue à ce qui m’est le plus cher dans ma vie de conteuse :

Transmettre

Elles ne sont pas parfaites ces vidéos et je le sais. Elles sont moi. Cela est ma volonté pour que chacun.e ose conter chez soi, dehors, partout et cela peu importe son niveau de Français car le conte est fait pour voyager et être partagé. J’espère ainsi que chacun se laissera chevaucher par l’un d’eux et s’amusera à le conter à son tour, à qui voudra l’entendre et cela sans aucun complexe.

Quand vous passez sur la chaine, commentez les vidéos, racontez-moi si vous avez fait des recherches sur l’origine du conte, partagez avec moi les versions que vous, vous connaissez, décrivez-moi l’émotion que vous avez ressentie, en écoutant tel ou tel conte. Je me ferai un plaisir de vous répondre sur chaque commentaire.

Le saviez-vous ?

Cet été, je me suis amusée à poster quelques nouveaux contes. Soyez curieux, curieuses et cliquez ici Youtube  Les Petits Contes.

Je vous mets le lien de chaque nouvelle vidéo ici, et on se retrouve pour la suite des informations ?

Merci à M.DESIGN pour les montages et la mise en ligne de chaque vidéo.

Comme j’adore ça, faire des vidéos, bientôt Les Petits Contes s’équiperont d’un studio spécialement conçu pour les directs Twitch, les enregistrements vidéo, les enregistrements Podcast et la préparation des futurs contes. Mais je vous en parlerai plus tard 😁

Revenons au mois de septembre 2021…

Comme nous sommes dans les vidéos, continuons !

J’ai eu un autre cadeau 🎁

Appuy Créateurs, plus exactement Appuy Culture a eu l’excellente idée de signer un partenariat avec En Vrai TV (cliquez ci-dessous pour plus d’informations sur En Vrai) :

Le rendez-vous était à 14h et j’étais au taquet !

Nous nous sommes retrouvé.e.s dans leur studio et nous avons enregistré directement. Enfin quand ils sont arrivé.e.s hein, car… faut dire qu’ils étaient en retard, mais chut !

On a sacrément rigolé ! (Surtout Pamela de chez Appuy hihihi)

Mais des pros, restent pros !

Le résultat, c’est 6 minutes de vidéo pêchue, me présentant chez Appuy.

C’est un immense cadeau pour moi d’avoir cette vidéo. Elle fait le buzz comme on dit !

Si ma chaine YouTube affiche 4000 vues avec 49 vidéos, cette vidéo à elle toute seule sur YouTube En Vrai TV ne fait que 60 vues… mais, sur En Vrai TV Facebook elle vient d’atteindre les … 45000 vues… Truc de dingue non ?

J’ai beaucoup de retour très, très, positifs et cela me fait carrément chaud au cœur <3

Et Vous, l’avez-vous vue cette vidéo ou vous voulez la voir ou même la revoir ?

A mon tour de vous faire un cadeau, la voici :

Faites-moi vous aussi votre retour sur ces petits bouts de ma vie de conteuse chez Appuy Créateurs !

Bon, bon, comme le dit la petite bouteille : « Que l’aventure continue ! »

Fermons la page sur les vidéos et partons sur les chemins de la vie du dehors.

Vous n’êtes pas sans ignorer que la Marche du rêve 3 était en septembre. Vous ne le saviez pas non plus ? Je vais tout vous raconter !

Cette manifestation est portée par Hélène et Nicolas de La bulle au plafond.

Si vous voulez relire les informations sur la Marche 1 et 2, je vous propose de découvrir ou redécouvrir les anciens articles juste en dessous. Sinon, descendez directement plus bas :

Vous êtes encore là ? Chouette ! On va pouvoir commencer le récit.

En début d’article je vous disais que ma conclusion était : être soi-même

Récit de la Marche du rêve 3 

En faisant la Marche du rêve, c’est une obligation d’être au plus près de soi-même.

Aucun artifice, aucun soutien extérieur, aucun revenu, rien. Ou plutôt tout.

Tout a commencé le vendredi 17 septembre 2021.

Je devais retrouver Hélios et Capsyco à la gare de Clermont-Ferrand pour descendre ensemble à l’Université Sauvage et Populaire à Lasalle dans le Gard (USPOP)

L’USPOP est une habitation collective tenue par un homme extraordinaire nommé Kaïto que notre ami poète Willy Gex nous avait fortement recommandé. Un grand merci à lui.

Kaïto nous attendait. Il avait même annoncé notre venue sur le site de la mairie de Lasalle.

A peine arrivé.e.s à l’USPOP, les marcheuses rêveuses Sandra, Sophie et Catherine nous rejoignirent. Des retrouvailles, des embrassades, des gros câlins, et des rencontres.

La soirée de préparation de la Marche du rêve 3 pouvait commencer.

Pour rigoler, j’ai bien essayé de dire à Kaïto que la marche commençant officiellement le 18, en ce soir du 17, nous ne ferions rien… Mais allez faire taire des conteuses, poètes.ses, slameu.r.se.s !!!

Au début, on s’est gentiment donné de nos nouvelles, puis on a mangé et l’atelier réparation de l’USPOP nous a rejoint… En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les « comment sont les gens ici », les chants révolutionnaires, les aquarelles, les rires, les mots ont fusé… la Marche du rêve 3 était belle et bien lancée

Avant qu’il ne soit trop tôt et que les étoiles disparaissent, un petit dodo en chambre ou en caravane, et le soleil du samedi 18 septembre se leva.

Nous pensions être dans un havre de paix, mais loin d’une belle tranquillité sonore, nous nous retrouvâmes en plein milieu d’une course de côte ! Incroyable pour des futur.e.s marcheurs marcheuses.

Mais il en faut plus aux rêveurs rêveuses pour être désappointé.e.s et ce fut une belle occasion pour l’équipe de se mettre au vert un peu plus loin. Nous traversâmes Lasalle et la forêt de bambous pour rejoindre les bords de la rivière. Elira nous offrît sa voix étoilée et sa guitare enchantée, Ali et Karine nous retrouvèrent avec les handpans et les préparatifs pour la soirée d’ouverture commencèrent. Etablissement d’un ordre de passage. Enfin cela est un grand mot ! Nous notâmes juste les noms et l’art : Mica slam, Christine conte, Catherine et Solenne conte aussi, Sophie danse, Hélios slam et chant …

Le rendez-vous avec le public était à 19h30, mais à 19h le premier invité arriva : l’orage !
On avait pourtant tout bien disposé dehors, bancs, chaises, tissus, Handpans. Et bien il a fallu tout déplacer dans la chapelle fraichement restaurée ! Ainsi une autre ambiance s’invitera, on sera là, ensemble et nous honorerons notre premier hôte : Kaïto et sa grande générosité.

19h30, adultes et enfants s’installèrent. Nous nous plaçâmes, et nous présentâmes. Waouh, C’était bien la première des premières de la Marche 3 qui allait commencer… Elle a toujours une saveur particulière la première, surtout lorsque l’on ne se connait pas, que l’on ne sait pas vraiment où l’on va ensemble. On sait juste que l’on doit se faire confiance et honorer l’esprit de la marche.

Et on a bien fait tout ça.

On osa faire des duos, des créations en direct, mélanger nos arts. On était tou.te.s à l’écoute du public et le public lui, avait une belle écoute envers nous. Les saltimbanques étaient confiant.e.s, heureu.x.ses de partager, d’exercer, d’être là, ensemble. Nous étions dans le don. Oui, nous étions simplement dans le don.

La soirée continua avec un partage de mets, et un concert improvisé dans la cuisine. Nos têtes pleines de rêves pour la suite, nous nous saluâmes sans difficulté, car c’était juste l’amuse-gueule, demain on allait se retrouver et recommencer !

La lune était là et les étoiles aussi.

Dimanche 19 septembre :

Le matin est toujours proche du midi quand on arrive enfin à dire : « C’est parti ! »

Car avant il faut se lever, déjeuner, se préparer, s’organiser pour enfin envisager décoller !

Maelle venait de nous rejoindre, on y était presque… Mais fallait sacrément calculer comment faire suivre la voiture balai ! Nous étions tout de même déjà 10 ce matin là à marcher ! Ali et Karine, décidèrent de nous faire les navettes pour nous déposer la voiture à Thoiras. Super ! Partons gaiement sur le chemin !

11h, nous décollâmes !!!!!!!

A peine 10 minutes de marche quand le téléphone sonna : « Allo, j’aimerais me joindre à vous pour la journée, je peux ? «  et voila, Vaïa nous rattrapera au rocher de la Lune. Nous devrions être 11 pour le premier déjeuner.

Sur ce premier chemin, nous glanâmes quelques figues mais pris sur le fait, nous nous défendîmes et lavâmes notre péché en payant en monnaie d’artistes, faisant fuser contes et chants. Nous fûmes relâchés sans autres conditions, ouf !

Nous arrivâmes sans autres embuches au chemin de rencontre entre les « à pieds » et les voituré.e.s

Mais, juste avant, à la croisée des chemins, nous trouvâmes un lieu en hauteur qui nous appelait fortement énergétiquement. Mais nous devions avant tout rejoindre la route à 100 mètres afin d’accueillir dignement nos voiturier.e.s. Nous passâmes alors devant une cabane. La route était là. Nous nous assaillîmes pour les attendre.

Partager sa position GPS n’est point toujours fiable et les pauvres Ali et Karine durent vraiment croire que nous avions fait plus de 20 km en deux heures et ils tournèrent bien un peu avant que l’on leur transmettent la bonne position … Oups aurions-nous dû nous dire… mais en fait… Tant mieux !

Car grâce à cette erreur d’aiguillage, en attendant au milieu de ce chemin, Julien, l’habitant de la cabane, passa devant nous et s’arrêta. Nous échangeâmes, et quand tout le monde fût enfin réuni, il proposa d’aller chercher quelques tomates et il se joignit à nous.

Il fût en quelque sorte notre premier hôte !

Avec son autorisation, nous allâmes en effet nous poser en ce lieu qui m’attirait tant en haut de la butte

Nous découvrîmes un lieu incroyable : des pierres en cercle, au moins 3 cercles, des genévriers et des bruyères. Nous nous posâmes et dégustâmes notre première bouffetance extérieure.

Après avoir partagé à nouveau nos mots et nos notes de musiques, arrosé.e.s d’un crachin léger, nous remballâmes nos victuailles et saluâmes nos ami.e.s devant reprendre le chemin de la vie d’ailleurs.

De 12 avec Julien, nous passâmes à quatre : Sophie, Mica, Hélios et moi.

Nous poursuivîmes l’aventure du jour.

Sur le chemin, juste avant l’école de Thoiras, nous rencontrâmes un autre Julien. Nous nous présentâmes et parlâmes de la Marche du rêve avant de le laisser poursuivre sa balade.

Nous arrivâmes vers 17 heure il me semble, vers la voiture balai.

Thoiras ne fut point très facile …

Bien des maisons étaient vides et le dimanche soir, les gens aspirent à la paix et au repos. Mais tout de même le châtelain fit le plein de nos gourdes et nous offrit même un champ à côté du château pour le repos de la nuit.

Nous allâmes récupérer la voiture balai pour vite monter les tentes avant la nuit.

Juste à coté de celle-ci, nous aperçûmes un camion de plomberie. La porte latérale était ouverte. Nous nous en approchâmes avec l’espoir de trouver le plombier dedans qui pourrait lui peut être nous héberger à deux pas d’ici !

Mais pas du tout !

De l’ouverture surgit, le deuxième Julien croisé sur notre chemin du jour, et s’il était là, ce n’était point un hasard ! Lors de notre présentation nous lui avions parlé de notre page Facebook et il avait eu la bonne idée de la visiter ; et ainsi il savait que le rendez-vous du soir pour les oreilles désireuses de voyages était ici même, alors il nous attendait tout simplement !

Heureux et heureuses de se retrouver, nous l’invitâmes à nous suivre afin qu’il soit notre hôte du soir. Mais à peine étions-nous posé.e.s dans le champ, que de son camion, il sortit un réchaud, une poêle, de huile, des patates et des haricots verts et de plus il déboucha une bouteille pour honorer notre rencontre.

Nous passâmes un moment délicieux puisque nous pûmes en plus de tout cela, partager chants, contes et slams. Merci encore à toi hôte de ce soir du 19 septembre 2021 de la Marche du rêve 3.

Cette nuit-là, tente ou voiture, le sol fut dur !

Mais gaiement, Sophie et moi-même reprîmes la marche dès le matin.

Nous pensions marcher 10 kilomètres, nous en ferons 16 pour rejoindre la belle Nathalie qui nous attendait à Saint Jean du Gard.

En passant sur le pont de Saint Jean du Gard, un arc en ciel nous accueillit suivi d’un grondement de tonnerre fracassant. La plénitude du ciel et de nos pas étaient brisés mais pas nos envies de partager !

A quelques pas de là, un parc, des familles. Nous les interpelâmes, la joie au cœur.

Quel accueil réjouissant nous eûmes de la maman qui accepta de suite un petit conte pour ses enfants. Bonheur de partager nos mots avec des oreilles de pas-sages !

Riche de cette énergie, nous finîmes au plus vite les quelques mètres qui nous restaient, pour retrouver nos compères Hélios et Mica et enfin reposer nos pieds avant de nous mettre en scène pour notre hôte et ses invité.e.s.

Nathalie avait tout organisé. Ami.e.s, voisin.e.s, Kaïto et ses résidentes du moment. Et encore une fois… l’orage au moment de jouer !

Epuisé.e.s, mais avec une envie folle de partager !

Elle transpirait de nos corps et de nos voix cette énergie et ce durant toute la soirée. L’espièglerie était à son comble et les Nassreddine fusèrent comme des éclairs de moi-même au public. Les danses de Sophie étaient pénétrantes, les Slams de Mica vibrants et les chants d’Hélios transportaient. Nous fûmes bons, doux, proches de nous tou.te.s.

Après cela nous partageâmes soupe, frichti, fricot, tout du bon !

En deuxième partie de soirée, les résidentes de Kaïto nous ont offert différentes polyphonies en duo et parfois avec un accordéon. Nous étions transporté.e.s, évanoui.e.s, presque dans les plaintes de ces vies d’antan qui nous transperçaient même si nous étions aujourd’hui.
C’était comme si nous avions connu ces souffrances ou ces joies qu’elles chantaient. Comme si elles étaient inscrites dans nos âmes d’Être…

Nous nous saluâmes. Il fallait dormir, pour mieux repartir !

« D’ailleurs, à ce sujet, aujourd’hui où allons-nous ? Aucune idée ! »

Nous allâmes au moins au marché de Saint Jean du Gard.

Le temps d’un tour, qui ne fût guère éclairant pour la suite, nous décidâmes de retourner au parc pour un pique-nique champêtre et prendre notre décision.

Conclusion : contact possible à Saint Etienne vallée Française, alors, allons-y !

En vue de l’heure qu’il était et les kilomètres à parcourir, avec un dénivelé que nous avions gouté les deux jours précédents… nous acceptâmes une petite aide exceptionnelle de la voiture pour diminuer la distance à parcourir afin d’être certain.e.s d’arriver à la sortie de l’école de Saint Etienne Vallée Française.

Mes talons contrariés de la veille m’empêchant de prendre le chemin, je serai la voiture balai !

Sophie, Mica et Hélios, la joie au cœur, décidèrent de découvrir le chemin de Stevenson.

En arrivant dans le village, il me fallut entrer en contact et ce fut fait de suite.

Une maman de trois enfants et son mari, acceptèrent de nous ouvrir leurs portes mais pour le lendemain. Le foyer rural de la commune se pliât en deux pour trouver une solution et partager l’annonce de notre arrivée et de notre quête sur leur page Facebook afin de motiver quelques gens du coin à nous recevoir.

Et puis là, à mes pieds, un galet, rond, plat, beau, gris. Tandis que je le ramassais, un homme passa, je l’accostai et lui présentai la Marche du rêve. Il me proposa de le suivre en terrasse de café afin de donner quelques appels pour nous aider à trouver notre hôte. Au milieu de cette rencontre, mes ami.e.s arrivèrent avec l’opportunité de dormir dans un champ à l’entrée du village. On avait au moins ça d’assuré !

Nicolas, professeur de mathématiques et de sciences, nous proposa de s’asseoir avec lui. Moi j’étais en pleine forme ! Quelques tables de pleines en terrasse, je m’approchai et proposai un conte. L’attention était telle que je ne pus résister à en offrir un autre ! Mica profita du passage de quelques jeunes pour offrir un slam. Nicolas touché par nos arts, décida que c’était chez lui que nous devions être ce soir !

Trente minutes plus tard, montée obligatoire en voiture, à suivre ce jeune homme en vélo éclectique. Entre chemin et route, route et chemin, nous arrivâmes au milieu de la montagne. Nous étions invité.e.s à La yourte étoilée nichée là, au bout du bout du bout, derrière la maison en schistes de Nicolas et Sophie.

Nous nous installâmes et petit à petit les voisin.e.s arrivèrent les bras chargés d’haricots blancs, de châtaignes en pot, de jambon de pays et autres présents promettant un partage riche.

Pour ne point édulcorer cette marche qui d’un coup en l’écrivant semble encore plus parfaite que ce que j’eu la chance de vivre, l’ami-graine s’invita pour me calmer d’un tel amour de la vie. Croyez-vous pour autant que cela suffise à négliger ma mission de marcheuse du rêve ?  Que nenni mes ami.e.s !

Après un massage crânien offert par une médecin, à moi, patates poêlées et cyprès en huile essentielle ! Même si je ne pus sauter en contant, j’embarquai d’une façon vive mon auditoire ce soir-là, « la femme squelette » s’invita et l’émotion d’en chaque regard me combla et me comblera pour bien des années de vie de conteuse que je suis … Ces gens aux grands cœurs me touchèrent profondément… Nous mais aussi eux, de voix en voix, de mots en mots, nous consumâmes chaque minute avec délectation…

L’histoire dans l’histoire :

Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que ce jour-là, Blandine nous avait rejoint en terrasse de café.

Blandine, incroyable jeune femme qui venait terminer en ce jour même, quatre semaines de marche dans les Pyrénées. Dans ses mollets, 400 kilomètres de marche, en totale autonomie. Pour cela, elle marchait avec un sac de 16 kilos sur le dos.

Exaspérée par la pluie qui l’accompagnée depuis 15 jours, le matin même elle décida de nous rejoindre en stop.

Elle traversa en quelques heures ; à bord de voitures aux conducteurs/trices bien aimables de la prendre en stop ; vallées, montagnes, villes et villages et partagea ainsi toute la soirée avec nous. Elle nous gratifia de sa voix enchanteresse durant une chanson. Merci profondément à elle. Belle route Blandine. Merci.

Revenons au lendemain !

Après la soirée, le dodo, le rangement, goooooo car en plus, c’est le grand jour !

Nicolas, l’initiateur du projet de la Marche du rêve, nous rejoint à midi.  Youpiiiiiiiii !

Nous nous étions vus avant mon départ pour le passage officiel du drapeau

Olivier devait nous rejoindre aussi.

Nous serons en ce lundi 20 septembre, six marcheurs marcheuses rêveurs rêveuses.

Ce jour est déjà le dernier pour moi…

Nos deux nouveaux compagnons arrivèrent pour partager notre repas.

Nous pûmes ainsi prendre tou.te.s ensemble le sentier devant nous mener à Sainte Croix Vallée Française. Pour ceux qui connaissent la région, je vous le confirme, il n’y a pas de GR ou PR pour nous y rendre…

Grace à l’œil averti de Blandine, qui avant de nous quitter à pris soin d’aiguiller Mica sur la lecture de carte IGN.

Durant ces quelques… 5h de marche, il avança vers les bois inconnus et nous le suivîmes avec confiance. Nous jouîmes de 12 kilomètres de montée et de 4 kilomètres de descente. Mais que dire face à cette merveille qui nous accompagnait à chaque pas…

Nous arrivâmes tout de même bien trop tard à Sainte Croix pour espérer trouver un logis… La nuit tomba. Deux d’entre nous, en stop, rejoignirent les voitures et nous décidâmes de nous installer au camping pour ma dernière soirée. Olivier fît un feu. Nous chantâmes, contâmes, slamâmes, nous nous enchantâmes…

La marche continuera sans moi jusqu’au 3 octobre…

Enfin presque…

Le nez un peu sur les réseaux et sur notre conversation de groupe, je suis, j’encourage, je vibre, tremble, me réjouis, à chaque aventure aussi belles et folles plus les unes que les autres. Mais c’est décidé, je les rejoindrai le vendredi 1er pour les deux soirées de clôture à Bessèges.

C’est ce que je fis.

Vendredi 1er octobre à 17h j’arrivai à Bessèges avec Lisa artiste chanteuse. Dans un coin d’herbe, là, debout, mes ami.e.s… mon cœur se mit à battre plus fort, ma voiture à klaxonner, et tout le monde à crier. Les festivités étaient lancées !

Le temps de se serrer, de se poser de leur marche du jour, nous décidâmes en 10 minutes de la tenue et du rythme scénique du soir pour chez Khalid.

En route, pour la dernière soirée chez un hôte.

Salle de boxe, pâtissier, lieu de vie et de cœur. Nous serons 16 sur scène, en cercle avec le public. Comment en 10 minutes est-il possible d’offrir plus d’une heure de spectacle ? En s’écoutant et en ayant de bien belles choses à offrir.

Après le régal des esprits et des yeux, celui des papilles avec des pizzas et autres encas arriva.

C’est le ventre et le cœur plein que nous entrâmes dans le palais des âmes sensibles chez Sophie et Olivier.

Samedi 2 octobre…

Je n’ai plus l’énergie de tout vous raconter… départ en tambourins, flûtes, chants, joie dans les cœurs. Deux petits kilomètres dans cette ambiance de saltimbanques pour rejoindre la manifestation joyeuse et populaire pour les libertés. Nous laissâmes derrière nous nos chants, danses, slams, contes révolutionnaires ou dû moins les plus engagé.e.s.

L’heure de préparer le soir arriva. Nous nous arrachâmes du bitume et commençâmes à nous organiser.

C’est la dernière … 16 sur scène. Nous étions à l’écoute de nos souvenirs. Nous mangeâmes chaque mot, geste, déplacement, souffle, sourire, regard, pour ne pas oublier.

Puis continuâmes autour du feu, comme pour rester encore un peu et la pluie légère nous signala que le sablier était fini.

Nous aurons été 21 personnes dans le groupe WhatsApp, nous avons été 16 les deux week-ends qui suivirent le premier. Nous étions tou.te.s des gens du cœur, de l’art, de la poésie, de l’amour et de la bienveillance. Nous étions sur les places, dans les rues, sur les chemins et dans toutes les maisons.

La Marche participe à ouvrir le monde vers le meilleur et nous continuerons à le faire ici, là-bas, ailleurs, partout.

Merci Sophie, Capsyco, Hélios, Nicolas, Olivier, Hélène les piliers de la Marche 3 et 2, 1

Merci Cynthia, Sandra, Ali, Karine, Catherine, Delhine, Pasacle, Lisa, Nikolaus, Sylvenn, Alexis

Si je conjugue ainsi cette histoire c’est que je souhaite que chacun entende le mot âme à chaque ligne, car comme le dit si bien Hélios, nous sommes tou.te.s des âmes sensibles.

Amour et poésie à vous tou.te.s, comme le signe souvent Nico, et rendez-vous en juin 2022 en Bretagne

Et au milieu de tout cela :

Le mois de septembre c’était aussi une magnifique semaine au CNFPT de Clermont-Ferrand où j’ai eu la chance d’initier 11 personnes à l’Art du conte et aux pratiques possibles à mettre ne place dans les médiathèques, les accueils de loisirs, les écoles, les crèches, les musées, le patrimoine et tous lieux recevant du public. De beaux moments riches avec un bilan très, très, positif. J’ai pu entendre :

« je repars avec des tas de projets à mettre en place ! »

« Le conte touche à l’intime »

« On vient ici en croyant apprendre à tenir un livre et on repart en se disant qu’on va aider les enfants à grandir ensemble » 

 » J’ai trouvé ce que je voulais, aller plus loin avec le conte »

« Jamais je n’aurais cru que je pouvais être capable de faire cela ! » 

« En trois jours, je sens une transformation en moi, j’ai pris confiance en moi, je peux prendre la parole devant d’autres adultes »

Vive la vie, vive le conte et comme j’aime le redire :

« L’amour est, et sera toujours plus fort que tout comme le conte ! »

Je vous en souhaite plein durant ce mois des feuilles qui s’envolent.

« Conteusement »

 

Christine

Les Petits Contes

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